A propos du projet de loi Do not track du sénateur américain Rockefeller

“Do not track” : Le nom de ce nouveau projet de loi est clair, et le sénateur américain Rockefeller espère bien le faire adopter. Cette loi permettrait aux internautes de pouvoir décider s’ils autorisent les sociétés à recueillir des informations les concernant (permettant l’identification et pouvant retracer l’activité).

« Do not track ».

Typiquement, lorsque vous visitez un site d’e-commerce à la recherche d’un nouvel appareil-photo, vous risquez de trouver des publicités sur le dernier Nikon en promo un peu partout. La publicité « profilée » se base sur les données recueillies à votre insu lorsque vous surfez sur la toile (les cookies).

Cette loi est dans la lignée des recommandations faîtes en février dernier par la FTC (Federal Trade Comission) qui avait demandé aux navigateurs d’intégrer un paramètre « Do not track » permettant donc à un utilisateur de refuser que ses données soient stockées dans un cookie.

Au jour d’aujourd’hui, cette option est déjà présente dans les dernières versions de Firefox et Internet explorer, mais les régies publicitaires ne se sont pas encore engagées à respecter ce paramètre ce qui le rend inutile.

 

Inutile de dire que les géants américains du web n’approuvent pas vraiment ce projet de loi, certains ont d’ailleurs déjà rédigés une lettre pour montrer leur désaccord, en voilà un extrait :

Cette mesure affecterait négativement les internautes qui attendent un contenu riche et gratuit, en plus de les rendre plus vulnérables aux menaces de sécurité.

Google, Facebook, Time Warner Cable, CTIA – The Wireless Association, the California Chamber of Commerce ont, entre-autres, signés cette lettre d’opposition que vous pouvez retrouver ici.

 

 

Espérons que ce ne sera pas un vœu pieux, et qu’en dépit de leur opposition, les grands acteurs accepteront de jouer le jeu.