Web, analyse e-réputation

Quelles sont les actus web et numérique en ce beau mois de juin ? iProtego fait le point sur quelques infos à noter :

ReCaptcha s’invite sous Android


On commence avec une annonce Google. Car comment faire une revue hebdo du web sans parler de ce géant d’Internet ? Vous connaissez sûrement les Captcha, ces petits vérificateurs qui font travailler vos méninges (et vos yeux) pour être sûr que vous êtes bien un être humain et non un robot (ou bot).

Et bien figurez-vous que Google a lancé il y a quelques mois le reCaptcha invisible. Dans ce dernier, ça n’est pas votre faculté à résoudre une équation ou reconnaître des lettres qui est analysé, mais votre comportement sur le site web visité, là encore afin de s’assurer que vous êtes bien une personne réelle. Cette nouvelle méthode va être désormais déployée sous Android, afin de permettre par exemple aux développeurs de protéger leurs applications des différentes menaces sur mobile. Spam et abus pourront donc être plus facilement limités et contrés depuis des usages nomades. Car la part des usages mobiles au détriment du desktop ne cesse d’augmenter ; un phénomène va devoir s’accompagner de nouveaux usages en matière de cybersécurité.

Un clavier azerty en vaut deux

Que serions-nous sans notre traditionnel clavier AZERTY ? Nous avons tous connu des déboires à apprendre à taper correctement et nombreux d’entre nous ont du se confronter au moins une fois au clavier QWERTY, qui au final n’est quand même pas si différent que ça de notre classique AZERTY. En tout cas pas aussi différent que le BEPO. Le quoi ? Il s’agit d’une nouvelle configuration de clavier (voir image ci-dessous) radicalement différente de l’AZERTY et spécifiquement optimisée pour l’usage de la langue française. Il contient ainsi les caractères spéciaux qu’AZERTY ne propose pas tels que le Ç (alt+128 comme raccourci clavier si vous voulez savoir), œu, les accents sur les majuscules etc. Par ailleurs, les lettres ne sont plus du tout dans le même ordre que nos claviers usuels puisque le BEPO a repensé la disposition des caractères selon leur fréquence d’utilisation dans notre langue de Molière. D’où son usage exclusivement réservé aux pays francophones. L’AFNOR à l’origine du constat déplorant l’AZERTY pour notre langue a demandé l’avis des utilisateurs sur le BEPO. Pour l’instant, le sondage est ouvert jusqu’au 9 juillet et une réunion officielle de dépouillement se tiendra 3 jours plus tard. Concrètement, notre clavier AZERTY n’est pas encore une espèce en voie de disparition, soyez-rassuré. Mais suivant les résultats du vote des usagers, le BEPO pourrait bien prendre de l’ampleur. Jusqu’à venir détrôner notre cher clavier AZERTY ? Une autre proposition de l’AFNOR résiderait dans la mise en place d’un nouvel AZERTY plus optimisé en comprenant par exemple les caractères spéciaux précédemment évoqués. Alors, convaincu ? Si vous souhaitez répondre à l’enquête publique de l’AFNOR, c’est par là –> Interfaces utilisateurs – Dispositions de clavier bureautique français

Facebook s’improvise moteur de recherche, pour le meilleur et pour le pire

Facebook, un moteur de recherche ? Vous voulez dire Google, ou éventuellement Bing ou Qwant ? Bien sûr, ces trois derniers sont des moteurs de recherche mais le réseau social de Mark Zuckerberg pourrait bien en devenir un lui aussi. C’est en tout cas ce que souhaite la plateforme qui a développé un moteur de recherche interne (comprendre : sur Facebook tel que vous l’utilisez chaque jour) pour s’attaquer elle aussi à la recherche d’infos, marchant directement et sans vergogne sur les plates-bandes de Google. Pratique et inédit me direz-vous ! Plus besoin de quitter le réseau social pour aller chercher de l’info, en quoi est-ce un mal ?…Si je vous dis « vie privée », cela vous aide-t-il ? Et bien c’est bien simple : Facebook pourrait tout à fait se servir des données que vous partagez sur sa plateforme dans ses résultats de recherche aux usagers. Concrètement, un illustre inconnu pourrait donc parfaitement tomber sur un de vos vieux commentaires ou statut public en cherchant via le moteur de recherche interne quelque chose dans la même thématique. Ainsi, comme l’explique le Huffingtonpost : « Facebook permet désormais d’aller plus loin et d’épier les faits et gestes de vos amis. En tapant une requête, vous pouvez choisir la source qui va s’afficher: une page ou une personne en particulier, à condition que vous soyez ami avec elle. Vous pouvez alors avoir accès à toutes ses publications depuis son inscription sur Facebook à partir d’un mot-clef. On se rapproche doucement de ce qui ressemblerait presque à de l’espionnage ».

Pour en savoir plus sur ce moteur de recherche inédit, vous pourrez consulter l’article complet du journal ici

Réseaux sociaux, le nouveau visa ?

On avait entendu parler il y a quelques temps de la possibilité par les États-Unis d’imposer pour les touristes venant de pays « à risque » de devoir fournir identifiants et mots de passe de réseaux sociaux lors de leur venue dans le pays de l’oncle Sam. Une décision qui en avait fait bondir plus d’un. Au final, cette mesure n’a pas été appliquée…mais repensée. réseaux-sociaux-visa

Cette fois-ci, il ne s’agit plus de fournir vos mots de passe mais vos identifiants de vos comptes de réseaux sociaux sur les 5 dernières années, et ce, quel que soit le pays dont vous venez. Si cette mesure n’est pas obligatoire, elle reste néanmoins vivement recommandée par les autorités américaines pour vous permettre de poser le pied sur leur territoire. En bref, l’historique numérique des voyageurs pourrait être gage de l’acceptation ou du refus de leur entrée sur le territoire américain. Une mesure approuvée par le gouvernement américain pour une durée de 6 mois dans un premier temps.

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