Logo de Google+

 

 

 

 

Bientôt une semaine que l’on entend parler de Google+ un peu partout sur la toile. Dans la presse, sur les blogs, sur Twitter… le lancement de la beta fermée du nouveau service de Google fait beaucoup de bruit et c’est loin d’être fini !

Mais pourquoi tant d’engouement ? Google+ est loin de remplacer Facebook qui vient récemment de franchir le cap des 750 millions d’utilisateurs. Certes. Mais il a les moyens de réussir là où Buzz et Wave ont échoués : faire de la firme de Moutain View un acteur important du web social.

 

Description du service

 

Pour ceux qui ont vécus dans une grotte depuis jeudi dernier, voilà un bref descriptif de Google+ :

 

 

La dimension sociale se base sur des cercles (un peu comme dans la vie réelle). Vous créez vos différents cercles (amis, boulot, famille, e-buddies…) puis vous partagez votre contenu en choisissant directement quel(s) cercle(s) pourront voir votre post. C’est simple et intuitif contrairement à l’approche de Facebook.

On retrouve ces cercles dans tous les autres modules du service. Sparks (déclics en français) propose un genre de Google actualités trié par thématiques. Vous sélectionnez les thèmes qui vous intéresse, et un lien sera ajouté dans la colonne de gauche de votre page d’accueil, vous pourrez alors facilement trouver et partager du contenu avec vos cercles. On retrouve le bouton +1 sur tous les contenus partagés dans le flux et il y a sur chaque profil un résumé des derniers +1 faits par l’utilisateur.

Hangouts (bulles) est un module très réussi permettant des vidéoconférences allant jusqu’à 10 personnes, et en HD s’il-vous-plaît. Il est même possible de partager en direct une vidéo Youtube avec ses amis en un simple clic. Google marque ici un gros point et rivalise même avec Skype qui ne permet pas de vidéoconférences gratuites.

D’autres petits plus sont disponibles sur mobile avec entre-autres : Instant upload qui permet de stocker automatiquement les photos prises avec son mobile sur le cloud et Huddles, une messagerie sur smartphone qui permet de discuter en live avec tout un groupe (un cercle) d’amis. L’application Androïd est déjà disponible, celle sur iPhone est en cours de validation par Apple, et le site mobile est parfaitement réalisé.

 

Bien qu’il soit toujours en phase de test, Google+ est au point sur de nombreux plans. L’interface est sobre et intuitive, le HTML5 rend la navigation très agréable et les bugs sont quasi-inexistants.

 

 

Stratégie adoptée

 

« J’ai foiré. »

Tels ont étés les propos de Eric Schmidt, l’ex PDG de Google, au sujet du virage du web social. En effet, ni Buzz, Wave ou même Orkut ont été capables d’amener Google au sommet du web social. Le géant américain était peut-être trop confiant en pensant que les internautes adopteraient ces services qui n’étaient pas au point: Google Buzz n’a jamais été en mesure d’inquiéter Twitter, Google Wave n’a pas trouvé son audience…

Mais l’entreprise a visiblement appris de ses erreurs, et propose aujourd’hui un outil ultra-fonctionnel (malgré qu’il soit toujours en beta), esthétiquement réussi, innovant et disposant d’un énorme potentiel.

Google+ ne se présente pas comme un concurrent direct de Facebook. L’approche se veut beaucoup plus subtile puisque Google « souhaite faire évoluer le partage en ligne pour qu’il soit aussi naturel, riche et nuancé que nos interactions dans la vie réelle ». Et pour arriver à leurs fins, la firme de Moutain View compte « enrichir votre expérience sur Google, en développant des outils à votre image ».

 

Google+ n’est donc pas un « réseau social » à proprement parler. C’est une plateforme sociale censée positionner l’internaute au cœur de l’information et du partage en ligne. Pour faire simple, sur Facebook l’information partagée se situe en dehors du réseau alors que sur Google+, les contenus sont accessibles au sein même de la plateforme grâce au moteur de recherche, et sont partageables d’un simple clic.

 

Facebook a longtemps été critiqué sur sa transparence vis-à-vis des informations personnelles des utilisateurs. Des paramètres de confidentialité lourds et difficiles d’accès, des applications trop intrusives, des CGU qui changent régulièrement… Google+ propose une fonctionnalité appelée « libération des données » qui permet à l’utilisateur de télécharger puis supprimer tout ce qu’il a posté. De manière générale, la confidentialité est bien plus simple et transparente sur Google+ que sur Facebook ce qui est cohérent dans l’optique qu’a Google à placer l’internaute au cœur des échanges et partages en ligne.

 

Google+ c’est donc un savant mélange des réseaux sociaux populaires et une touche d’innovation made in Mountain View. On retrouve la touche de Facebook dans l’interface, le partage de photos, le chat, et l’approche sociale rappelle Twitter où l’on follow des personnes avec une gestion très réussie par cercles, signée Google. Facebook a déjà développé (officieusement) une application qui reprend ces mêmes cercles pour remplacer les listes d’amis, et planche actuellement sur un chat vidéo en partenariat avec Skype.

 

Potentiel de développement

 

Google, en plus d’être le moteur de recherche le plus utilisé au monde, c’est aussi une tonne de services gratuits, plus ou moins connus et utilisés, qui contribuent à améliorer la navigation des internautes. Parmi les plus célèbres :

 

Gmail, un client mail

Picasa, pour stocker ses photos

Documents, pour créer et partager des documents sur le cloud

Talk, une messagerie supportant les appels audio/vidéo

Youtube, qu’on ne présente plus

iGoogle, une page d’accueil personalisée

– etc…

 

Tous ces services dissociés peuvent être intégrés à Google+ qui proposerait alors une navigation complète répondant à tous les besoins des internautes. Il y a aussi fort à parier qu’une refonte du navigateur Google chrome soit faite, avec une intégration en profondeur de Google+ pour une expérience du web encore plus sociale.

Et c’est là que se trouve le potentiel de Google+ : en intégrant cette multitude de services dans sa nouvelle plateforme sociale, la firme de Moutain View risque de venir bousculer le géant Facebook et ses 750 millions d’utilisateurs.

La guerre est d’ores et déjà déclarée et la balle est dans le camp de Zuckerberg qui s’apprête à annoncer « quelque chose d’incroyable » dans le courant de la semaine.

 

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