iprotego-e-reputation (2)

Estelle a récemment publié sur le blog d’Iprotego un article traitant du SERP squatting des annuaires de personne. Ce type de site web se sert des requêtes émises dans Google pour enrichir leur base de données.

Vos données personnelles (trouvées sur la toile) peuvent aussi être utilisées sur un autre type de site. Vous, qui vouliez faire du personal branding, vous vous retrouvez, cette fois, le “C*N” du jour.

Jerk.com, vous connaissez ?

Comment ça marche ?

(Pour les non-anglophones,jerk signifie tout bonnement c.n selon notre ami Larousse)

Jerk.com est un site ou l’ambiance « campus américain » règne. Mais que penser de son concept ? Il s’agit la de qualifier de « Saint » ou « Jerk » les différents profils postés sur le site (célébrités ou personne lambda), mais pas seulement.

Le site se sert des requêtes Google pour créer des profils automatiquement mais aussi des réseaux sociaux tels que Facebook & Twitter, tout comme le font déjà des sites type Badoo, pour ne citer qu’eux. Il est possible pour n’importe quel internaute de « soumettre un jerk », n’importe qui peut donc créer un profil à votre nom pour le soumettre aux critiques ( avec biographie rédigée méticuleusement par votre détracteur évidemment).

Petit bonus, pour la modique somme de 10$, votre bouc émissaire pourra apparaître en première page sous le doux titre de « Jerk of the day » pendant 24h. De quoi saboter une e-réputation illico.

Afin d’envenimer davantage la réputation d’une personne ou d’une entreprise, il est possible de publier des commentaires sur votre profil JERK (créé par le site ou les détracteurs), d’évaluer un commerce ou un commerçant, de raconter les moindres détails d’un rendez-vous amoureux, mais aussi de rédiger des « stories » de façon anonyme, en mentionnant votre nom et vos aventures, si possible peu glorieuses ou totalement inventées.

Une base de données payante

Le meilleur pour la fin, si vous détenez le numéro de téléphone, l’adresse postale, ou le numéro professionnel d’un de ces JERK, il vous est permis de vendre ces informations au prix que vous souhaitez à qui les voudront ! A l’inverse, les personnes souhaitant se procurer ces informations proposent le prix qu’ils seraient prêts à mettre, et ainsi se monnayent vos informations personnelles.

Bien que l’onglet « remove  me » soit bien mis en valeur dans le menu en haut du site, il semblerait que la suppression d’informations soit payante (25 $ pour étudier la demande, sans garantie que le contenu soit effectivement supprimé ! ), et quand bien même ils daignent supprimer du contenu, cela ne concernerait que la photo du profil (piquée au préalable sur votre Facebook) et non le patronyme.

Quand on regarde un peu plus près dans les Terms & Conditions du site, il est bien écrit : “By posting information on jerk.com, you understand and agree that the material will not be removed even at your request” et “No one`s profile is ever removed because Jerk is based on searching free open internet searching databases and it`s not possible to remove things from the Internet”.

Des pétitions et des poursuites sont actuellement en cours contre ce site.

Jerk.com est-il un cas rare ? Au vu, du nombre de site qui prennent les données personnelles pour en construire leur propre base de données, il est probable que non. Il paraît donc facile de reprendre vos données (photos, vidéos, patronyme..) pour développer votre e-réputation mais aussi pour la flinguer.